Archives pour la catégorie Petits Poêmes Amoraux

Petits Poêmes Amoraux #13

- On éteint la lumière. Ça risque pas de la réveiller ?
- T’inquiètes, c’est un vrai blaireau.
- Un loir tu veux dire ?
- Ah bah oui.
Madame Léon Ridule




Petits Poêmes Amoraux #12

Bla

Bla Blablabla Blablablabla Blabla.
Blalalalalalalalalala.
Bla Blablabla Blablablabla Blabla.
Bla Bla Bla

Mèèrd’.
Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #11

Théodore Poussin se baladait sur l’avenue, le cœur fermé à l’Inconnu. Celui-ci le questionna ainsi :
- T’es où Théo ?
- C’est toi le Théo.
- Mais non c’est toi.
- Ah oui.
Et Théodore repris sa route.

Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #10

Tant Pis Tant Pis petite scanpi.
Jamais tu ne seras souri. La vie pour toujours t’as maudit.
Ils sont génial ces petits cheval. Tous à poil dans la poêle. Pile poil. Moi aussi je suis moisi.
-J’ai avalé un truc bizarre ce soir.
-Espèce de vieux rat, non pas un slam.

Madame Léon Ridule




Petits Poêmes Amoraux #9

L’historien se rongeait entre deux livres menaçants. Sans cesse ils le regardaient, le provoquaient, le croquaient… Qu’il est exquis d’inventer un passé pour colorer le présent. Qu’il est frustrant pour un historien vieillissant de ne pouvoir impressionner les passants.  La vue de son nœud papillon rose lui servant de mouchoir le plongea dans un profond désespoir.

Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #8

Petit gland qui un jour sera chêne,
Dans Paris sous la pluie se promène,

Goulûment s’interroge sur les gouttes,
Qui doucement glissent sur la voûte.

Dans l’église où l’attend l’écureuil,
Priant plein de tristesse et d’orgueil,

Petit gland l’effrayant par derrière,
Dévore l’écureuil bien moins fier.

Madame Léon Ridule 

Petits Poêmes Amoraux #7

C’est l’histoire d’un mot. Mot est gros. Mot n’a pas d’amis. Mot pense sérieusement au suicide. Mais il en a peur. Alors, tous les soirs, pour ne pas mourir trop vite, il mange un petit bout de syllabe. Mais les syllabes passent, et Mot ne meurt pas. Mot pleure. Plus il pleure, plus il s’efface, mais jamais Mot ne meurt. Mot se meurt de ne pas mourir. Mot pleure de ne pas courir comme les autres petits mots sur les langues des enfants sages. Mot se fait doux, Mot maigri… Mais personne ne veut de lui.Qui voudrait d’un gros mot dégrossi ? D’un mot vide, qui n’est même plus interdit ?
« Merde ! dit Mot, reprends toi coco ! »
Et Mot mange, des lettres et des lettres, des sons et des sons, jusqu’à devenir le plus Gros des Mots.
Alors, tous les hommes, sur leurs langues bien pendues, font courir Mot, encore et encore. Car Mot leur ressemble, il est triste, il est seul, il est gros.

Madame Léon Ridule 




Petits Poêmes Amoraux #6

Pendu comme un cochon dans l’autobus bondé, sa tête ballottait. En sortant du bus il vit Margot.
- T’es bourrée ?
- Non je sors du 27
- Ah autant pour moi !

 Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #5

00101110011111111110                            Traduction :
10101010101010110000                             Dans le monde Binaire s’aimaient un zéro et un un
00111111111101100110                             Qui, une nuit, se prirent par la main.
10110010001110001111
Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #4

Un coup d’épée le surprit,
Et son fantôme naquit cette nuit.

Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #3

Les Minimalistes

C’est                                                    Point.

Madame Léon Ridule

Petits Poêmes Amoraux #2

Bienvenue sur la JetAime compagnie. Je suis votre commandant de bord, Natan Houdre. Notre avion arrivera à l’heure prévu, 18h46 heure locale. Au cours de ce vol Paris- Athènes, vous pourrez assister à un spectacle musical : le célèbre Homme Orchestre Paul Matthey interprétera pour vous « What’d I say » de Ray Charles. Bon vol. Merci d’avoir choisi JetAime. Et à bientôt sur JetAime. JetAime.                                      JE VOUS AIME

Madame Léon Ridule 

Petits Poêmes Amoraux #1

Le Béghé De B G (beau goss)

C’est la fête au village
C’est la chenille qui redémarre
C’est le béghé, au milieu de la foule
Qui danse, sourit, roule.

C’est son air de Louis Garrel
Croisé avec
Et ses sauts toujours ponctuels
Qui nous ont séduits.

Quand parmi les costumes
Il se perd
Nos cœurs s’allument
D’un sentiment amer.

Madame Léon Ridule




 

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